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Les visages du bénévolat : Jean, bénévole dans le Loir-et-Cher

Publié le 10 octobre 2025 , mis à jour le 20 novembre 2025

A Terre de Liens, nous devons beaucoup à nos bénévoles qui s'engagent aux côtés des salarié.es pour transformer la société. Jean a accepté de témoigner de son engagement.

Peux-tu te présenter ?

Raconter ce que j'ai fait de mes 68 premières années serait fastidieux et sans intérêt. Ce qui m'intéresse ce sont les 68 prochaines années. En effet, depuis 5 ans je suis à la retraite et je peux me consacrer à ce qui me préoccupe le plus : la vie future des jeunes générations et des générations à venir. Et il y a du boulot... j'ai bien conscience de n'être qu'un microscopique colibri devant un incendit planétaire. Mais il y a aussi beaucoup d'espoir et d'énergies qui se déploient et cela me rend très optimiste. Dans tous les cas, le bon sens, la poésie et l'humour finissent toujours par vaincre. Il n'est pas question de baisser les bras.

Comment as-tu connu Terre de Liens Centre-Val de Loire (TDL) ?

Je ne m'en rappelle plus. C'est très certainement un article dans un journal qui a attiré mon attention car le sujet m'a intéressé. Dès que j'ai appris la création de l'association Centre-Val de Loire, donc en 2010 je crois, j'ai adhéré et je suis devenu actionnaire. Mais n'ayant pas été contacté et étant en pleine activité professionnelle, ça n'a pas été plus loin.

Qui a été ton premier contact ?

À la retraite en 2020, j'ai voulu m'investir et je me suis proposé comme bénévole. C'est Yves Lacoste qui a été mon premier contact. Il m'a rapidement invité au Conseil d'Administration, j'avais mis le doigt dans l'engrenage...

Quel projet te touche particulièrement ?

Bien sûr, le cœur du sujet est le foncier agricole, le maintien et le développement d'une agriculture Bio et paysanne. Mais comme il n'y a qu'une seule ferme en Loir-et-Cher et qu'il y a déjà des bénévoles intéressés par le suivi des fermes, je suis sur des missions qu'on va appeler "connexes" telles que communication, richesses humaines, liens avec les élus, participation au projet alimentaire territorial du Pays des Châteaux. Tout est important et tout est intéressant. La qualité des relations bénévoles – salariées est mon grand sujet du moment.

Pourquoi s’engager à Terre de Liens ?

Depuis tout petit, j'ai toujours été intéressé par l'agriculture bien que n'y ayant jamais travaillé autrement que par des boulots d'été dans ma lointaine jeunesse. Le hasard a fait que j'ai suivi seconde, première et terminale agricoles, puis un BTS productions végétales et une troisième année de spécialisation en agrométéorologie. J'ai ensuite bifurqué dans des domaines très divers qui n'ont pas grand chose à voir. Mais je fais partie des quelques-uns qui ont voté en 2007 pour José Bové dont j'avais lu le programme et dont j'ai toujours trouvé le discours cohérent et de bon sens. Ça donne quelques raisons de s'engager.

Que dire à quelqu’un qui n’ose pas sauter le pas ?

Le pire qui peut t'arriver, c'est de passer un bon moment et, dans tous les cas, les sujets abordés sont passionnants.

Quels sont les freins et qu’est-ce qui peut manquer pour recruter et motiver de nouveaux bénévoles ?

Le sujet des enjeux fonciers agricoles est complexe et difficile à exposer en quelques phrases. Il est peu connu et il faut trouver des gens déjà sensibilisés. Mais il faut surtout roder son discours pour ne pas se perdre dans des explications qui finissent par ne pas être convaincantes. Et pour cela, il faut s'entrainer. Les formations telles que par exemple "Connaître et parler de Terre de Liens" ou "Bénévole à Terre de liens : c’est pour moi !" sont absolument incontournables de mon point de vue. La participation aux Journées Nationales des Bénévoles est aussi un atout. On a cette chance, il faut la mettre en avant.

Merci à Jean pour la rédaction de cet article.

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